Sa formation politique laissant à désirer, Virginie, une militante s’en charge et sa rencontre avec Isabelle d’Outremont lui ouvre d’autres horizons…
Dans « Paris blues » j’ai retrouvé avec plaisir Paco Martinez et Irène que les évènements se sont chargés de faire évoluer dans le temps et aussi dans l’espace.
Paris ne pouvait être pour Paco qu’un lieu de solitude. Je l’ai senti très humain dans ses essais et ses échecs pour oublier Irène de même que dans ses efforts maladroits pour effacer sa culpabilité et son trop douloureux passé.
En parallèle la quête d’Irène est tout aussi touchante. Ici, l’enquête passe parfois au second plan alors qu’elle était beaucoup plus présente dans « Alger la noire », mais elle ressurgit au moment où l’on s’y attend le moins. Venus d’horizons différents, les personnages qui gravitent autour montrent bien que pour tout le monde la vie continue.
Ce que personnellement j’ai trouvé passionnant, c’est l’évolution de cette société des années 70 en train de digérer les bouleversements de 68. Mais ce que je trouve aussi très bien réussi, c’est l’intégration des faits inventés dans des faits d’actualité qui deviennent des éléments à part entière de l’intrigue. L’intrusion de la psychiatrie et de la psychanalyse donne épaisseur, vraisemblance et originalité aux personnages.
J’ai lu ce livre avec beaucoup de plaisir et présentée ainsi la mémoire est belle.


