Festival polar 2012


Mortelle hôtesse – Bernard Pasobrola

L’histoire :

       De but en blanc, nous voilà embarqués dans l’Eurostar Paris Londres, où nous assistons à une scène des plus courantes : un homme, Meyer, surveille une jeune femme et est amené à intervenir lorsqu’un gaillard obèse et sans-gêne essaie de la draguer ; sauf que ce dernier à l’air de la connaître et lui annonce en catimini que son père a été enlevé et se trouve à Anvers. C’est l’occasion pour Nora Katz de faire la connaissance de Richard Meyer, employé à l’Institut de veille Sanitaire à Paris et de lui confier qu’elle-même travaille au département de recherche d’une boîte anglo-américaine Healthylived Technology ; tout cela avant de constater, à l’arrivée à Saint-Pancras, le décès, apparemment d’une crise cardiaque, du gros homme indélicat. Pas très naturelle cette mort, car il était équipé d’un pacemaker qui aurait dû donner l’alerte.

      Meyer, en réalité, est également agent secret pour une agence de renseignements scientifiques et est à la recherche du père de Nora disparu depuis 2 ans. Ce dernier aurait été contaminé par un virus qui rendrait aveugles les diamantaires et contre lequel il aurait développé des anticorps, ce qui intéresse au plus au point certains scientifiques. La guerre est ouverte…

L’avis d’Odile :

    J’ai aimé ce roman pour la multiplicité de ses facettes. On voyage à tombeau ouvert au travers de mondes différents, sans savoir à l’avance s’il s’agit d’espionnage, de terrorisme, de guerre bactériologique ou autre. La mort est partout et on ne sait pas d’où proviennent les coups. En courant de Paris à Londres, puis du Portugal à la Suisse en passant par Anvers, les pistes se croisent et mènent toujours à l’argent, à la cupidité et même si la tête nous tourne un peu, on aimerait savoir qui manipule qui. En fait, peu importe, mais la vision du monde que nous donne Bernard Pasobrola est très noire et n’est pas ravivée par l’éclat de ces diamants qui sont la cause de bien des maux avant de devenir de magnifiques bijoux.

    C’est un roman très bien documenté et efficace avec des personnages vivants et l’humour grinçant, qui affleure ici et là, aide le lecteur à réfléchir sur tous ces réseaux de pouvoirs qui nous entourent et que nous ne voyons pas forcément. Nous en ignorons la face cachée, victimes peut-être de ce virus qui rend aveugle.

Bernard Pasobrola  était présent au festival Mauves en Noir

les 28 et 29 avril 2012.


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