Festival polar 2012


  • Mots clefs Alicia Gimen
  • « Des serpents au paradis » de Alicia Giménez Bartlett

    Alicia Gimenez BartlettL’histoire:

    Les vacances sont terminées pour l’inspecteur Petra Delicado. A Barcelone, à peine débarquée de l’avion qui la ramène de Suède, la chaleur et le boulot l’assaillent.

    En effet, ses collègues lui apprennent la future visite du pape dont il faudra assurer la sécurité lorsqu’il célèbrera une messe devant la cathédrale, tout près de leur commissariat.

    Mais, pour le moment, il y a plus urgent : un crime vient d’être commis à San Cugat, dans la zone résidentielle « El Paradís ». Un jeune et brillant avocat, Juan Luis Espinet, est retrouvé mort, flottant dans sa piscine, après une fête visiblement très arrosée.

    Petra et son adjoint Fermín Garzón vont enquêter dans ce microcosme et ce qu’ils vont découvrir leur causera bien des surprises, d’ autant plus que la visite du pape se rapproche à grand pas et qu’un problème avec les gitans refait surface.

    L’avis d’Odile :

    Dans cette résidence peuplée de riches trentenaires, très à l’aise, on ne voit rien de sordide en apparence. A première vue on ne pense pas qu’un crime puisse être commis là, mais cependant c’est ce qu’il s’est passé et cet assassinat va mettre en lumière tout ce qui rampe sous cette cape de respectabilité et bien des masques vont tomber.

    Ce que j’ai aimé dans ce roman, c’est,comment, après chaque coup de griffes des enquêteurs, apparaît la face cachée de cette société constituée en majeure partie d’un groupe d’amis, résidents d’une même zone, et leurs relations occultes.

    Petra navigue dans ce monde nouveau pour elle. Elle se trouve confrontée à des invraisemblances, à des non-dits mais est tout de même séduite par Malena Puig, femme au foyer, peintre de talent et mère d’enfants ravissants qui représente tout ce à quoi elle à renoncé pour faire ce métier. Très vite, elle se rend compte que ce monde aseptisé, sans bruits, sans boutiques, sans bars, bref sans convivialité n’est pas aussi idyllique que le laissent supposer les apparences. La diversité de la vie ressurgit ici et là avec la dame malade d’Alzheimer et son étrange témoignage mais surtout avec le petit monde des employés, pour la plupart d’origine étrangère, qui font entrer, dans ce milieu protégé, les problèmes du monde. D’où viennent-ils ? Pourquoi viennent-ils ?

    Toutes ces différences et ce mal être généré par cette société de l’argent font que ce polar est aussi une critique sociale de l’Espagne actuelle.



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