Festival polar 2012


  • Mots clefs Brigade Criminelle
  • « Le vent t’emportera » de Jean Marc Souvira

    L’histoire :

    En août 2003, au 36 Quai des Orfèvres, comme partout ailleurs, c’est la canicule. Aucun répit pour le commissaire Mistral, à la tête de la brigade criminelle, qui doit résoudre 3 meurtres. En effet trois femmes sont retrouvées mortes, les mains liées, le visage lacéré à l’aide de morceaux de miroirs brisés et recouvert d’un linge blanc et de surcroît elles ont été violées post-mortem. De plus, toujours posé sur le cadavre, un papier sur lequel figure une phrase de l’Ecclésiaste renforce encore le mystère.

    Trois autres meurtres, en tout point semblables, ont été commis quelques mois auparavant dans l’Oise, … le coupable a été arrêté et se trouve toujours en prison…
    L’avis d’Odile :
    D’emblée, le lecteur entre en contact avec un inconnu, certainement un assassin et le ton est donné.
    Tout de suite après, c’est l’immersion totale dans le quotidien des hommes de la Brigade Criminelle du 36, mais aussi dans leur vie personnelle, avec leurs déboires, leur fragilité et leurs insomnies. On assiste à l’organisation de leur travail, à leurs doutes et à la progression de l’enquête. Chose curieuse, parallèlement on suit les pas de l’assassin. Comme, nous semble-t-il, nous avons une longueur d’avance, nous essayons de comprendre, mais c’est trop dur.
    En fait, le lecteur court loin derrière, lui aussi épuisé par la canicule et la mort qu’elle génère, par ces deux mondes si différents dans lesquels il lui faut tour à tour plonger et qui finiront, on n’en doute pas une seconde, par se rejoindre.

    Tout est là pour rendre ce mois d’août encore plus oppressant : la sueur, les nuées de mouches autour des cadavres, le bruit, la douleur dans la tête malade de l’assassin.

    C’est éprouvant, angoissant, mais la petite note finale nous réconcilie tout de même avec la vie.
    Frisson et suspense, tout est là et c’est superbement bien écrit. A lire absolument.

    Jean Marc Souvira, lauréat du Prix de la Ville 2011, était présent au festival Mauves en Noir 2011.


  • « Noir de Loire » de Nicolas Cassagnau

    L’histoire :

    Victime d’un accident pour le moins étrange, le corps du jeune Matthieu Bonneau est retrouvé sans vie sous un pont de chemin de fer désaffecté. Seul le commissaire Bernier, récemment muté à Nantes connaît la raison pour laquelle la Brigade Criminelle a été alertée.
    Que pouvait donc faire le jeune vendéen en ce lieu isolé, dangereux et sous une pluie battante ? C’est ainsi que commence une enquête qui réserve bien des surprises…
    Aidé par une jeune journaliste, correspondant local de l’Echo du bocage, le commissaire va découvrir des secrets que certains croyaient bien gardés…Les morts violentes vont se succéder. Il reste à découvrir quel rapport il peut bien y avoir entre les laboratoires Smith et Johnson, un maréchal ferrant et la « bande des apôtres » ; et l’on peut supposer que pêcheurs et braconniers n’auront pas la vie belle…

    L’avis d’Odile :
     J’ai surtout aimé  l’histoire riche en rebondissements qui fait pénétrer le lecteur dans le monde mystérieux des bords de Loire, de la rive sud plus précisément. On voit vivre au cours de l’enquête pêcheurs, braconniers, chasseurs, chevaux et cavaliers tantôt surgissant au grand jour, tantôt enfouis dans les marécages ou dissimulés dans les chemins creux du Bocage.
    C’est la découverte d’un espace de liberté insoupçonné, que l’on peut côtoyer sans s’en rendre compte mais qui éclate au grand jour lorsque les deux mondes s’entrecroisent.

    Nicolas Cassagnau  sera présent au festival Mauves en Noir en 2010.



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