L’histoire :
Elsa Préau, institutrice à la retraite, n’a pas eu une vie facile. Lorsque après une longue convalescence elle rentre chez elle dans la banlieue parisienne, elle a du mal à retrouver ses marques. Bien des choses ont changé dans son quartier. Les relations compliquées et tumultueuses qu’elle entretient avec son fils Martin et sa belle-fille n’arrangent pas les choses.
Le dimanche, la solitude pèse davantage et à part regarder ce qui se passe chez les voisins, il n’y a pas grand-chose d’autre à faire. Très vite, elle se rend compte que quelque chose ne va pas : deux enfants jouent souvent dans le jardin et un troisième n’apparaît que le dimanche, joue à l’écart et semble l’appeler au secours usant pour cela de différents moyens. Malgré ses démarches personnelles, personne ne semble la croire. Il est vrai qu’Elsa n’est pas quelqu’un de facile ; dérangeante, voire paranoïaque, elle réagit parfois avec violence, ce qui lui joue des tours.
Mais cet enfant existe-t-il vraiment ? N’est-il maltraité que dans l’esprit de cette vieille dame et se confond-t-il avec son petit-fils ?
Autant de questions qu’il faudra bien résoudre…
L’avis d’Odile :
Dés les premières pages, je me suis sentie happée par l’atmosphère d’angoisse diffusée par ce roman et je me suis attachée à cette femme qui ne cherche pas à plaire, qui a des réactions très contestables mais dont l’opiniâtreté ne peut être mise en cause. Tout s’enchaîne, il semble que l’on ouvre des boîtes jusqu’à ce que la fin inexorable nous saute à la figure et ce système est très efficace. Que se passe-t-il dans le cerveau de cette vieille dame ? Est-elle folle ou exceptionnellement perspicace ? Pourquoi ses proches réagissent-ils ainsi ?
Tout s’explique, non sans laisser de traces car l’émotion, au rendez-vous au détour d’une page, donne des envies de réagir et d’influencer sur les évènements.
A lire absolument.
Sophie Loubière sera présente au festival Mauves en Noir les 28 et 29 avril 2012.