Festival polar 2012


  • Mots clefs Lucien Workan
  • « L’œil du singe » de Hugo Buan

    L’histoire :

    Décidément, il se passe d’étranges choses dans la région rennaise.

    Maxime Lachamp, paléoanthropologue de renom se réveille à l’hôpital avec un énorme pansement sur le crâne, sans savoir ce qui lui est arrivé. Soigné par le

    docteur Sandeau, un éminent neuropsychologue et chouchouté par sa femme Nathalie, il se remet tant bien que mal de sa chute de vélo dans la forêt. Peu à peu des

    bribes de souvenirs refont surface et un puzzle, pour le moins étrange, se met en place.

    Par l’intermédiaire d’un ami pharmacien, il contacte le commissaire Workan et décide de lui confier que, dans la forêt, il a été agressé par 2 hommes qui l’ont obligé à enterrer un défunt. Intrigué, le policier décide de vérifier ses dires, mais, bien entendu, il n’y a pas le moindre cadavre à cet endroit.

    Pendant ce temps, à la morgue de l’institut médicolégal, on découvre un inconnu décédé et non identifié… et le commissaire est loin d’arriver au bout de ses surprises…

    L’avis d’Odile :

    Ce que j’ai aimé dans ce polar, c’est l’intrigue tarabiscotée à souhaits et sortie on ne sait comment de la tête d’Hugo Buan.

    C’est un vrai plaisir de retrouver encore une fois le commissaire Workan et son équipe si particulière, en train d’essayer de démêler un imbroglio qui semble se compliquer au fur et à mesure que l’enquête avance.

    Bâtie sur une base scientifique bien documentée, j’ai pris plaisir à suivre les méandres de cette intrigue car très vite on renonce à anticiper la solution et, au détour de chaque page, on s’attend au pire qui bien sûr se produit.

    Le caractère de Lucien Workan s’affirme et s’il est toujours désagréable, agressif et j’en passe, on comprend mieux son attitude parfois brutale et l’on se demande pourquoi il est tout de même attachant. Le monde des chercheurs avec ses rancoeurs, ses sous-entendus, ses manipulations est évoqué en fond sonore et non sans humour.

    Un bon moment de lecture…


  • « La nuit du tricheur » de Hugo Buan

    L’histoire :

    Tout d’abord, une bande plus proche des « pieds nickelés » que du grand banditisme enlève un enfant, puis le relâche. Ce dont on est sûr, c’est que les motivations ne sont claires pour personne. On commence à flairer l’embrouille en apprenant le nom du « cerveau » des malfrats : Fletcher Workanowski, cousin de Lucien Workan, commissaire de police judicaire à Rennes où, comme par hasard, plusieurs tableaux de Georges de La Tour vont être exposés au couvent des Jacobins.

    Lorsque le trio se déplace à Tours, c’est pour rencontrer un dénommé Charbonot, apparemment faussaire de génie. Pendant que le mystérieux plan se met laborieusement en place, à Rennes, la sécurité est sur les dents car on vient de retrouver le cadavre de l’envoyé du ministère de la culture flottant dans un canal…

    L’avis d’Odile :
    Dès les premières pages, le ton est donné et nous sommes bien dans la lignée de « Cézembre noire » et d’« Hortensias blues ».

    Au fil de ses œuvres, Hugo Buan n’a nullement perdu son sens de l’humour et certains passages franchement hilarants valent le détour.

    Chaque personnage est dessiné à coups de pinceaux vigoureux, avec en plus quelques détails qui font que, si d’aventure vous le rencontrez, vous ne pourrez pas ne pas le reconnaître. Entre balades dans la ville de Rennes et considérations sur l’art, l’intrigue, riche en rebondissements, ne laisse aucun répit au lecteur. Tout ce petit monde enquête, s’engueule, aime et vit. Les dialogues sont savoureux et tous les milieux sont égratignés.

    A mon avis, c’est bien plus qu’un roman policier, c’est une véritable bouffée d’oxygène.

    Hugo Buan était présent au festival Mauves en Noir 2011.



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