Festival polar 2012


  • Mots clefs Marin Ledun
  • « Marketing viral » de Marin Ledun

    L’histoire :

    Nous sommes à Grenoble, le 3 juillet 2007. Les vacances scolaires débutent et pour Nathan Seux « la fin de la vie universitaire correspond au retour au calme ». Il va enfin pouvoir s’adonner à son travail en toute tranquillité. « Ce qui nourrit ses recherches, ce sont les discours sur le sexe » et son utilisation dans le marketing.

    Lorsque ses assistants Bahia, Alexandre et Attila tombent par hasard sur une série d’articles sur « le rapport des femmes aux technologies », dans des revues différentes et signés par de parfaits inconnus ayant tous les mêmes initiales , tous ces fils les conduisent vers un laboratoire privé pour le moins étrange : le « Cerimex ».

    Tandis que sa cousine Camille débarque chez Nathan, ce dernier n’arrive pas à détacher ses pensées de Laure, une jeune étudiante déjà partie en vacances. Il charge néanmoins ses assistants d’effectuer diverses recherches, mais, les uns après les autres, sont assassinés…

    L’avis d’Odile 
    Après une première scène insoutenable, le lecteur sait qu’il ne peut s’attendre qu’à l’horreur… Parallèlement aux recherches de Nathan, des flash-back nous rapprochent d’un sinistre groupe se référant aux divinités Baal-Bérith et Astarté.
    La jeune Jézabel, manipulée par son père, gourou machiavélique, dont on suit avec angoisse la formation et l’itinéraire à travers le monde, est malgré tout attachante et l’on se demande à quel moment son chemin va croiser celui de Nathan.
    Dans ce thriller la tension et l’angoisse sont palpables. On aimerait se dire que c’est de l’anticipation mais tout nous montre que nous ne sommes pas très loin d’idées ou de recherches entendues ici et là. Submergés par la science et ses virus destinés à se diffuser en nous, les manipulations génétiques et surtout par les motivations de ces savants de sinistre mémoire, la peur ne nous quitte plus.
    Ce thriller est captivant et l’angoisse distillée dès les premières pages s’insinue en nous car on sent bien qu’à tout moment le pire n’est jamais loin.
    Très bien écrit, à lire absolument pour avoir peur…

    Marin Ledun sera présent au festival Mauves en Noir 2012.


  • « Modus operandi » de Marin Ledun

    L’histoire :

    Dès le départ, on n’a vraiment pas envie de vivre à Grenoble, ville froide qui « pue la mort », ni de suivre les pas de l’inspecteur Eric Darrieux dans le quartier des Eaux Claires où des enfants disparaissent. Malgré l’humanité de ce dernier et l’attachement que, d’emblée, on ressent pour lui, on a peur d’être engloutis dans cette société glauque que le tourbillon de l’enquête nous montre de l’intérieur. Confrontés aux ravages de l’alcoolisme, le lecteur est aussi révulsé par la maltraitance et la pédophilie dans la dualité bourreau victime.
    Ce roman très noir, très bien écrit, nous conduit inéluctablement vers une fin peu attendue, mais tellement logique.

    L’avis d’Odile :
    Ce que j’ai aimé dans ce polar, c’est que ce n’est pas, une fois encore, l’enquête d’un flic revenu de tout et « alcoolo » de surcroît. C’est autre chose et bien plus que cela.
    Dans cet ancien quartier ouvrier, mais toujours au centre de l’histoire, livré aux mains des rénovateurs et autres promoteurs, Eric Darrieux, solitaire, poursuit sa quête de la vérité.
    C’est éprouvant, tant l’abîme qui s’ouvre devant lui semble sans fond. Les situations et états d’âmes sont si bien analysés qu’on sort troublé de cette lecture avec l’impression d’avoir assisté en direct aux ravages causés par les multiples dérives de notre société.

    Marin Ledun sera présent au festival Mauves en Noir 2012.



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