Festival polar 2012


  • Mots clefs Pierre Couture
  • « Le paradoxe du cerf-volant » Philippe Georget

    L’histoire :

    Pierre Couture est boxeur. Ce combat, il vient de le perdre et lorsque Emile, son vieil entraîneur est rassuré, il l’engueule. Peut-être est-il temps de penser à la retraite…

    Pour arrondir ses fins de mois, il est serveur à mi-temps au café de la Poste chez Josy et René. Ce fils de diplomate est maintenant orphelin et Sarah, la femme qu’il aime, vient de le quitter. Il n’a personne d’autre vers qui se tourner sauf vers son ami Sergueï, chauffeur de taxi d’origine croate qui lui propose un petit boulot qui devrait être dans ses cordes. Il s’agit de jouer les gros bras pour Lazlo, un prêteur sur gages lui aussi d’origine Croate. Lorsque ce dernier est retrouvé torturé à mort, l’histoire devient trop grosse pour lui…

    L’avis d’Odile :

    Même si on n’aime pas la boxe ou si l’on n’y connaît rien, on se laisse très vite embarquer par cette histoire aux multiples facettes. Découpée en 12 rounds, sur fond de conflit serbo-croate, cette intrigue teintée de noir est un subtil mélange de l’histoire personnelle du héros et de faits historiques. Les morceaux de ce puzzle s’imbriquent parfaitement et rien n’est laissé au hasard.

    Pierre est un personnage attachant marqué par son passé qui, ici, semble vouloir le rattraper. C’est lui qui mène l’enquête pour tenter de démêler cet imbroglio et résister aux coups qui pleuvent de tous côtés. On s’allie à lui et l’on voudrait l’aider à surmonter sa relation à l’alcool, ses déceptions, sa souffrance et ses peurs.

    J’ai aimé cette histoire rythmée par des chansons que Pierre a entendues dans son enfance : Escudero, Brassens, Mouloudji et beaucoup d’autres qui toujours ont un écho dans la réalité.

    L’écriture, très efficace, colle admirablement aux évènements et en épouse le rythme. On sue, on peine, on souffre avec lui pendant les combats tout comme lorsqu’il prend des coups dont on ignore la provenance. On voudrait l’aider à déjouer les pièges tendus par on ne sait qui lorsque tout semble se liguer contre lui.

    A mon avis, c’est plus qu’un polar. A lire absolument

    Philippe Georget  était présent au festival Mauves en Noir les 16 et 17 avril 2011.



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