Calmar au sang - Max Obione

 

 

L'histoire

Azraël Zirékian, alias Le Calmar, roule sur sa moto quelque part le long de la Seine près de Paris. Alerté par un article vantant la douceur de vivre à « Méandreuse sur Seine », il va humer l’air et par hasard rencontre Mickaël Angelo qui l’introduit au cœur de la banlieue miteuse et des problèmes. Il va, bien entendu, chercher à comprendre qu’elles méthodes sont employées pour obtenir cette tranquillité et on se doute vite que tout cela ne sent pas bon du tout, lorsqu’on apprend que « la ligue des bienfaisants » commence son grand nettoyage et veut se débarrasser de tout ce qui dérange.

Et l’enquête ne fait que commencer…

        

Ce que j’ai aimé :

Dès les 1ères lignes on s’attache à ce héros issu de la même famille que Gabriel Lecouvreur, Le Poulpe, de Jean Bernard Pouy. Bien qu’enveloppé d’une aura de tendresse, on comprend qu’il ne laissera jamais tomber. Tout en débrouillant son enquête, il fonce et démolit à tout va cette société qui ne doute de rien, faite de mépris, d’espionite aiguë et de méfiance envers tout et n’importe quoi.

Le style percutant à souhaits, souvent drôle même si ce qui se passe ne l’est pas, donne à l’intrigue une pêche d’enfer. Des détails judicieusement choisis capturent l’atmosphère : on voit, on entend la rumeur de la ville, on sent les odeurs de la cité, on perçoit la misère qui imprègne tout.

 

Max Obione offre un tableau sans concession de cette noirceur qui fait mal mais malgré tout, son Calmar, aide à panser les plaies et à respirer à pleins poumons un air vivifiant.

 

Max Obione était présent au festival Mauves en noir les 12 et 13 avril 2014.